vendredi 11 novembre 2016

Les larmes rouges #1 de Georgia Caldera

Titre : Les Larmes Rouges #1, Réminiscence

Auteure : Georgia Caldera

Editions : J'ai lu, Collection Dark Light

Prix : 10.90€

Genres : Romance, Fantastique, Bit-lit

Synopsis : Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants. Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité. Peu à peu, elle perd pied… Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?

Mon avis :

Ce livre a tous les atouts pour plaire (du moins pour moi ^^) ! C'est un vrai bijou, à l'univers et aux personnages sombres, sublimés par la plume magnifique de Georgia Caldera !

Nous rencontrons Cornelia, qui, dès le premier chapitre tente de se suicider. En plus de sa dépression, qu'elle subit depuis plusieurs années, elle perçoit une voix qui l'encourage à mettre fin à ses jours. Finalement, sa tentative est avortée et la jeune femme part s'installer avec son père dans leur maison de campagne. Malgré son rétablissement physique, son esprit continue d'être envahit par cette voix, rejointe par des visions cauchemardesque qui trouble son sommeil. Peu à peu, Cornelia se retrouve au milieu de phénomènes très étranges, qui pourrait bien changer sa vision de la vie...

Ce livre est très sombre, limite glauque et franchement flippant par moments. Honnêtement certains chapitres m'ont vraiment fait peur (et puis quelle idée de lire ça tard le soir ^^). Finalement les passages horrifiants contraste presque avec la plume très... romanesque de Georgia Caldera.

Le style très particulier de Georgia Caldera est l'un des points forts du récit. Elle a une plume qui m'a fait un peu penser aux auteurs des siècles derniers. En même temps, l'intrigue s'y prête et je dirais que c'est logique que l'auteure y appose ce style.

Le roman est assez long, quelque chose comme 700 pages, et pourtant il ne comporte aucune longueur, et garde un rythme et des révélations très présentes. Les scènes glauques dont je vous ai parlées plus haut seraient presque de trop de temps en temps. Certaines m'ont donné le sentiment que l'on voulait à tout prix que je m'apitoie sur le sort de cette pauvre Cornelia, et ce n'était pas nécessaire.

Cornelia est une jeune femme de 19 ans à laquelle on s'identifie facilement, outre ses tendances suicidaires. Elle manque terriblement de confiance en elle, et déteste le contact avec les autres, c'est limite maladif. Cornelia parait vraiment frêle, et détonne complétement avec le personnage masculin, Henri. Ce dernier est une sombre créature, un homme mystérieux et très étrange. Il vit dans un monde violent, dans lequel Cornelia a bien du mal à s'intégrer. Malgré tout, ces deux personnages, plus torturés l'un que l'autre, semble partager un secret hors du temps.

Cette histoire m'a enchantée, Georgia Caldera a totalement réussi à m'embarquer dans son univers, à me faire m'attacher à ses personnages. Ce fut difficile de se détacher de l'intrigue du roman, une fois ce dernier reposé !

J'ai vraiment hâte de continuer à suivre les aventures de ces deux personnages dans le tome 2 des Larmes Rouges !

Ma note :
9.75/10
Mes extraits :

" -Ma réputation ? Répéta-t-elle, hilare tout à coup. Franchement Henry, si c’est tout ce qui t’inquiète alors rassure-toi, je me moque bien de ce que l’on peut penser de moi.
Il sembla s’étonner de la réaction de sa jeune protégée puis haussa les sourcils et marmonna circonspects :
- On ne se soucie donc plus de rien au XXIé siècle…"


"La soirée commençait et le doux rêve de Cornelia s'estompait progressivement pour laisser place à l'amère réalité. Ici la beauté se gorgeait de laideur et le merveilleux ne tarderait pas à devenir horreur."

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