dimanche 3 avril 2016

Antigone de Jean Anouilh

Titre : Antigone

Auteur : Jean Anouilh

Editions : Univers des lettres Bordas

Prix : ?

Genres : Théâtre, Classique,

Synopsis : L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.




Mon avis :

J'ai lu ce livre en à peine deux heures, parce que ma prof de Français nous emmenait voir le résultat d'un projet théâtre sur cette pièce avec une autre classe, et que je voulais lire le livre avant. Et j'ai été énormément surprise d'apprécié énormément cette pièce.

Je pense que tout le monde connaît cette pièce, elle est notamment lu en 3ème . Personnellement je n'avais jamais lu de théâtre, et j'ai été ravie par cette première expérience.

Antigone est une jeune fille avide de vie, d'intensité. Au cours de ma lecture, j'ai eu l'impression qu'elle était un peu comme une ancienne version de toutes les héroïnes à la Katniss Everdeen de maintenant. Bien sûr, le lyrisme de l'écriture de Jean Anouilh amène à Antigone quelque chose de plus. Les autres personnages sont aussi exceptionnellement bien développés !

La pièce est horrible car on en sait le dénouement dès le début. Mais malgré ça, on a quand même l'espoir d'en changer le cours.  On a beau savoir, le fait de s'être attaché énormément aux personnages rend leurs morts atroces.

Ce livre est composé de passages tellement magnifiques, vous en retrouvez certains plus bas mais c'est vraiment un délice à lire ! C'est une œuvre formidable et assez retournante je dois dire . Je vous la recommande évidemment !

Ma note :

Mes extraits :

"Comprendre… Vous n'avez que ce mot là dans la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle et fuyante eau froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. (Elle achève doucement.) Si je deviens vieille. Pas maintenant."
 
" Oui, j'aime Hémon. J'aime un Hémon dur et jeune; un Hémon exigeant et fidèle, comme moi.
Mais si votre vie, votre bonheur doivent passer sur lui avec leur usure, si Hémon ne doit pas pâlir quand je pâlis, s'il ne doit plus me croire morte quand je suis en retard de cinq minutes, s'il ne doit plus se sentir seul au monde et me détester quand je ris sans qu'il sache pourquoi, s'il doit devenir près de moi le monsieur Hémon, s'il doit apprendre à dire « oui », lui aussi, alors je n'aime plus Hémon ! "

 
"Oui, je suis laide ! C'est ignoble, n'est ce pas, ces cris, ces sursauts, cette lutte de chiffonniers. Papa n'est devenu beau qu'après, quand il a été bien sûr, enfin, qu'il avait tué son père, que c'était bien avec sa mère qu'il avait couché, et que rien, plus rien, ne pouvait le sauver. Alors, il s'est calmé tout d'un coup, il a eu un sourire, et il est devenu beau."

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